Pas de moines, pas de trappistes

Le succès mondial de nos bières trappistes pourrait bien être menacé par un manque de main d’œuvre dans les années à venir. En effet, les moines vétérans ont de plus en plus de mal à trouver des jeunes initiés pour les remplacer.

L’abbaye d’Orval est l’une des grandes victimes de cette crise : si elle recensait encore plus d’une trentaine de moines il y a 25 ans, ils ne sont plus que 12 à y produire de la bière aujourd’hui. C’est cependant l’avenir de l’abbaye d’Achel qui est le plus menacé par cette pénurie puisque l’abbaye ne compte plus que 6 moines en son sein. Hors, l’appellation trappiste ne peut être attribuée si les moines doivent céder le relais de la production.

En effet, les trois spécificités requises pour obtenir l’appellation trappiste sont une production dans une abbaye de l’ordre des trappistes, le contrôle de la production par les moines trappistes, et le partage du profit avec des œuvres caritatives.

Les moines ne peuvent donc qu’espérer un ravivement de la vocation dans les années futures afin d’assurer la relève de la production de leurs bières à la renommée planétaire.

Seule l’abbaye de Westmalle semble ne pas être affectée par ce manque puisqu’elle table dix moines de plus qu’il y a dix ans, soit 35.

La Belgique compte 6 bières trappistes: la Westvleteren, la Chimay, la Westmalle, l’Orval, la Rochefort et l’Achel